Il y a des matchs qu’on joue pour le plaisir. D’autres pour l’honneur. Et puis il y a celui-là : le match qu’il fallait gagner.
Ce samedi, sur la pelouse du stade de l’université d’Abomey-Calavi, les tigres de ABI Sport n’avaient pas le choix. Huitième à deux journées de la fin, à cinq points de la lanterne rouge, l’équation était simple : gagner ou voir les poursuivants réduire considérablement l’écart.
Une semaine sous pression
Toute la semaine, le coach Inoussa AMANI l’avait répété : « On oublie le classement. On joue notre football ».
Coup d’envoi, 16h. Le soleil tape encore fort. En face, l’équipe de la JSV, devenue redoutable depuis le mercato. Les 15 premières minutes sont un cauchemar, les tigres sont rapidement menés au score. Le doute s’installe dans les tribunes.
Malgré les efforts pour revenir que les joueurs du coach Inoussa ont déployé, c’est sur ce score que l’arbitre siffle la mi-temps.
Le cœur plus que les jambes
La seconde mi-temps est une bataille. JSV pousse, touche la barre. ABI Sport subit et s’appuie sur des contres. Puis, à la 68e, l’attaquant Moses des titres égalise sur une frappe lourde en plein surface de réparation et ramène les deux équipes à égalité. Contre toute attente, le numéro 17 des tigres vient aggraver le score. 2-0. Le banc explose.
Le coach avait dit à la pause : « On ne joue pas pour nous. On joue pour la reputation du club qu’on représente, pour les parents qui font des sacrifices, pour les anciens joueurs du club ».
Plus qu’une victoire
Coup de sifflet final. 2-1. ABI Sport assure son maintien. Mais dans le rond central, pas de cris hystériques. Juste des accolades
